Origine et Fabrication des perles de rocailles

Publié le par Sablaperleusefolle

Origine des perles

 

Les premières perles connues sont liées à l'homme de Neandertal. Elles ont été retrouvées à La Quina, un site en Charente, en France, qui date de 38000 ans environ avant J.-C. Se sont des dents et des os d'animaux incisés et portés en pendentifs.


Par la suite, les perles fabriquées par l'Homo sapiens n'apparaissent pas en grand nombre avant la première période du Paléolithique supérieur d'Europe occidental, le Châtelperronien (vers 31000 av. J.-C.).

L'un des plus anciens dépôts de perles a été trouvé dans la Grotte du renne à Arcy-sur-Cure en France, datant de 31000 av. J.-C. : des dents de renards, de hyène, de loup, de renne, d'ours et de marmotte ont été manifestement incisées et indentées pour être suspendues ensemble en collier. Des perles faites de coquilles fossiles ont été trouvées sur une série de sols d'occupation d'un abri sous roche calcaire dit "abri pataud", dans le sud Ouest de la France. Ils datent d'entre 30000 et 19500 ans av. J-C.

Un artisanat de plus en plus évolué se développa pendant le Gravettien de l'aurignacien (30000-18000 av J-C), à peu près contemporain des premières peintures et gravures rupestres d'Europe. A la fin du paléolithique supérieur '17000-10000 av. J-C), la forme des perles, tout comme leur agencement, deviennent plus complexes.

 

 

 

Fabrication des perles

 

A l'origine, le procédé de fabrication était rudimentaire : on recouvrait un petit cône en terre d'une goutte de verre en fusion. Une fois la goutte refroidie, on la détachait du cône sous la forme d'une perle percée d'un grand trou ç l'intérieur duquel demeurait toujours un dépôt d'argile.


La perle coupée à la main était fabriquée d'une autre façon : sur un plateau se trouvaient plusieurs broches en terre, autour desquelles on enroulait un petit filet de verre pâteux que l'on coupait à bout ; cette forme de perle était facilement repérable du fait que cette extrémité coupée se distinguait nettement du reste de la perle dans le trou.

 

Plus tard, on tréfila le verre en fusion : à partir d'une boule de verre, on obtenait une tige de verre, réchauffé au chalumeau ; on enroulait alors chacun d'eux, encore fluide, autour d'une fine tige de métal animée d'un mouvement de rotation. Après cette opération, la baguette de verre, la spirale de verre plus exactement, était retirée, mais ce dernier procédé fut également abandonné.

Quelle que soit la méthode, le verre emprunte ses magnifiques couleurs à des oxydes métalliques tels que ceux du cuivre, du cobalt et à des métaux nobles tels que l'or.

 

Actuellement en France, la dernière fabrique travaille minutieusement à l'élaboration des perles de "rocaille", un mélange "composé" de silice, de fondants, de colorants et d'opacifiant, si besoin. De cette composition chauffée dans un creuset entre 1300 et 1500°C naît le verre.

Ce verre cueilli à la louche est transféré dans une cuve spéciale qui le transforme en tube. Ce tube est étiré dans un long couloir de 40 m par l'action de poulies, puis coupé en longueur de 1 m.

Cette première étape, comme les suivantes, demande une grande attention car les températures de chauffe, de refroidissement et la vitesse d'étirage déterminent déjà les grosseurs du trou et le diamètre extérieur de la perle. Ces tubes de verre sont ensuite triés et découpés pour obtenir de petits cylindres qui forment l'ébauche de la future perle. Ces ébauches sont bouchées et enrobées avec un mélange de charbon de bois, de sable et de chaux. Roulées dans un tonneau bi-conique à mouvement rotatif et chauffées à 800°C environ, elles "s'arrondissent" et prennent ainsi leur forme définitive. C'est un passage délicat, car en plus de leur forme elles acquièrent, lors de ce réchauffement, leur couleur.

Les perles, car se sont maintenant des vraies perles, sont refroidies, séparées du sable et débouchées par une forte agitation dans une bluterie.


Mélangées dans un tonneau avec du son, elles trouvent la netteté et la brillant qui leur sont propres. Toutes sont alors triées par grosseur grâce à des tamis. Un second triage élimine les perles sont le trou serait resté bouché. Conditionnées, les voici prêtes à être expédiées dans le monde entier, ambassadrices aux multiples couleurs.


Bon perlage à tous et à toutes ;)

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Carmele 27/05/2016 12:24

Voilà un article super intéressant sur ce bijoux indémodable

Mélanie, créatrice de perles 23/10/2009 12:40


Très intéressant. 

Je crée la plupart des perles que j'utilise et je trouve très instructif de connaitre l'origine des perles.

Merci beaucoup pour cet article.  

 


Sablaperleusefolle 23/10/2009 14:34


Merci Mélanie.
je viens de te visiter... bravo... quelle patience et quel talent surtout!


Mymyperles 15/10/2009 09:32


et bien c'est tres interessant ! je me coucherai moins bête se soir lol


Sablaperleusefolle 15/10/2009 09:33


lol!
J'aime bien mettre au sein de mes articles un petit quelque chose de culture plus ou moins générale!